Fiction / Espagne

LES MYSTÈRES DE BARCELONE

Barcelone, au début du XXe siècle, voit cohabiter deux villes. L’une, bourgeoise et moderniste ; l’autre, crasseuse et sordide. La disparition de la petite Teresa Guitart, fille d’une famille riche, envoie une onde de choc dans tout le pays. La police a bientôt une suspecte : Enriqueta Martí. De son côté, le journaliste Sebastià Comas va mener une véritable enquête et découvrir la sombre vérité…

ANNÉE
RÉALISATION
SCENARIO
AVEC
FICHE TECHNIQUE
DATE DE SORTIE

2020

Lluís DANÉS

Lluís A. MARTÍNEZ, María JAÉN

Nora NAVAS, Roger CASAMAJOR, Bruna CUSÍ, Pablo DERQUI, Mario GAS….

1h46 – Couleur & Noir et Blanc – Dolby Digital 5.1

28 Septembre 2022

NOTE D'INTENTION DU RÉALISATEUR

“Les Mystères de Barcelone” est un thriller d’époque inspiré de faits réels, qui se sont déroulés à Barcelone en 1912. Cela raconte la naissance d’un monstre dont le but n’est que de cacher les véritables monstres.

 

Formellement, c’est une histoire de mystère et de terreur avec une mise en scène onirique et gothique qui se rapproche du monde des contes de fées classiques.

 

Le quartier El Raval, et tout ce qu’il a représenté dans notre imaginaire collectif, est l’un des protagonistes incontestables du film. Nous avons évité la réplique exacte pour se concentrer sur l’atmosphère de l’époque, dans un environnement urbain et industriel.

 

Ce choix permet certains jeux scénographiques qui présentent le quartier comme un environnement labyrinthique dans lequel le monde du travail, du loisir, du commerce et du foyer, s’alternent dans un jeu constant de transformations.

 

Ces rues passent d’un marché bondé à l’Avenue du Parallèle, plus grotesque : d’une maison close à un entrepôt ou encore, d’une modeste entreprise de textile à une cantine populaire peu recommandable.

 

Le film se déplace également entre la surface et un sous-sol infernal, une dualité qui illustre l’esthétique industrielle de l’époque ; une sorte de Moloch qui dévore ses travailleurs comme s’ils étaient eux-mêmes, du carburant.

 

Ainsi, le film fait la distinction entre deux grands mondes très différents dans le Barcelone du début du 20e siècle : celui des riches, en surface et apparent, qui s’inspirent de références picturales (Ramón Casas, Francesc Masriera ou Rusiñol), et de lieux emblématiques (le Gran Teatre del Liceu) ; et celui, plus populaire, à travers la maison close.

 

Dans cet espace, le vice, le luxe et l’excentricité sont réunis en même temps, révélant un imaginaire plus exagéré, des couleurs plus intenses et saturées, des environnements plus chargés… similaire à la peinture expressionniste germanique. Dans ce monde souterrain, le lien entre le monde des riches et celui des pauvres, est celui d’Enriqueta Marti, le coupable idéale.

 

Lluís Danés

À PROPOS DE LA RÉALISATEUR

Lluís DANÉS, né à Arenys de Mar le 31 juillet 1972, est un artiste espagnol prolifique : réalisateur, metteur en scène de cinéma et au théâtre.

 

En tant que metteur en scène, il s‘est démarqué au théâtre sur son travail dans “Llich”, créé au Théâtre National de Catalogne et au cinéma, avec les films “Laia” et “Llach : la Révolte Permanente”.

 

Il a été directeur artistique de trois éditions des Prix Gaudí et scénographe des Prix Goya.

NOTE DE LA PRODUCTION

Enriqueta Martí, connue sous le nom de “La Vampire du Raval”, est la protagoniste de l’une des légendes noires les plus dantesques de Barcelone de tous les temps. Née en 1868, son nom a fait la Une des journaux de l’époque après la disparition d’une jeune fille.

 

Cette histoire est l’une des plus sombres de Barcelone.

 

Enriqueta a été accusée d’avoir enlevé des enfants, d’être une proxénète et une tueuse en série, ainsi que d’avoir fabriqué des onguents avec les fluides corporels de ses victimes pour les vendre aux classes supérieures de la ville, et de cacher les corps des enfants en les emmurant de sa maison.

 

Cette affaire a généré des milliers de pages dans les journaux, des romans, des pièces de théâtre et même une comédie musicale. Il existe également des livres qui réfutent la version des faits, tels que “Desmontando el Caso de la Vampira del Raval”, d’Elsa Plaza ou encore, un essai de Jordi Corominas, dans lequel il est affirmé que le seul crime commis par Enriqueta Martí a été l’enlèvement d’une petite fille, résultat de son déséquilibre psychologique.

 

Quoi qu’il en soit, le cas sordide d’Enriqueta Martí est une légende largement connue dans le monde entier qui plane au-dessus de El Raval, l’un des quartiers les plus emblématiques de Barcelone. Cette histoire est présente dans l’imaginaire collectif et aujourd’hui, elle est également connue par le jeune public grâce à la série espagnole culte “El Ministerio del Tiempo (TVE)”, qui a consacré un épisode à son personnage.

 

Le film a donc l’attrait d’un voyage dans le temps et d’une réflexion sur la dualité d’un personnage féminin abusé et enfin, sur l’identité des véritables monstres de cette histoire. C’est le portrait de deux mondes opposés, et en même temps sinistres, séparés par la grande échelle sociale.

 

Le premier long métrage de Lluís Danés est un pari sur un imaginaire onirique où le contraste entre les deux mondes (la haute-bourgeoisie et les classes ouvrières de la ville) est mis en évidence dans le scénario mais aussi dans les costumes et la direction artistique. Les décors, qui nous transportent dans le quartier El Raval, ont été créés spécialement pour le film. L’objectif n’est pas la reconstitution exacte mais la création d’un univers évocateur particulier.

LISTE ARTISTIQUE ET TECHNIQUE

Liste artistique

 

Enriqueta Martí : Nora Navas
Sebastià Comas : Roger Casamajor
Amèlia : Bruna Cusí
Fuster : Pablo Derqui
M. Méndez : Mario Gas
Soeur Engracia : Francesca Piñón
Policier Amorós : Sergi López
Madame : Núria Prims
Salvat : Francesc Orella

 

Liste technique

 

Réalisation : Lluís Danés
Scénario : Lluís A. Martínez, María Jaén
Photographie : Josep Maria Civit
Montage : Dani Arregui
Costumes : Mercè Paloma
Maquillage : Laura Pérez
Coiffure : Xavi Valverde
Son : Daniela Fermín
Production : Raimon Masllorens, Carlos Fernández
Directeur de production : David Masllorens

CE QU'EN DIT LA PRESSE

OUEST FRANCE

Une belle réussite.

 

PREMIÈRE

Le cinéma est ici envisagé comme un minuscule monde clos et dégénéré, étouffant et peuplé de monstres -et le film devient un charmant petit enfer.

 

ROLLING STONE

Un jeu de dupes et de pistes auquel on se laisse volontiers prendre…

 

aVOIR-aLIRE.com

Inspiré de l’histoire d’Enriqueta Martí, celle qu’on surnommait “la vampire du Raval”, Les Mystères de Barcelone est un thriller rétro à l’esthétique impeccable, truffé de références cinématographiques.