DIAMANTI

Fiction / Italie

Un réalisateur de renom réunit ses actrices préférées. Il leur propose de réaliser un film sur les femmes. Il les projette alors à Rome, dans les années 70, dans un magnifique atelier de couture pour le cinéma et le théâtre, dirigé par deux sœurs très différentes. Dans cet univers peuplé de femmes, le bruit des machines à coudre résonne, les passions et la sororité s’entremêlent…

Année

2024

RÉALISATION

Ferzan ÖZPETEK

SCENARIO

Carlotta CORRADI, Elisa CASSERI, Ferzan ÖZPETEK

AVEC

Jasmine TRINCA, Luisa RANIERI, Stefano ACCORSI

FICHE TECHNIQUE

2h15 - Couleur - Dolby Digital 5.1

DATE DE SORTIE

21 JANVIER 2026

NOTE D’INTENTION

Comme c’est presque toujours le cas avec mes œuvres, qu’il s’agisse de films, de romans ou de pièces de théâtre, je pars de l’expérience personnelle, de souvenirs de vie, parfois de fortes influences, et même de visions transfigurées, comme pour TABLEAU DE FAMILLE (2001) et MAGNIFICA PRESENZA(2012). Il y a toujours une part d’autobiographie qui l’emporte. Et ce film plonge dans la mémoire des années 1980, lorsqu’en tant qu’assistant réalisateur, je fréquentais les ateliers de costumes de cinéma et théâtre— Tirelli étant parmi les plus renommés — où j’ai rencontré de grands costumier·ère·s, et bien sûr, d’importants metteur·se·s en scène,actrices et acteurs.Ces lieux me fascinaient, je ressentais l’enchantement de ces sanctuaires de beauté séculaires, où la créativité s’épanouit avec ingéniosité, rigueur et dévouement. Ces Lieux, animés principalement par des femmes, m’ont inspiré l’idée de DIAMANTI, un film narré et « habillé » à travers les histoires de celles qui inventent ces costumes, les dessinent, testent les tissus, ressentent les étoffes, cherchent obstinément les combinaisons de couleurs parfaites, les ornements, l’obsession des détails qui contribuent à l’harmonie des pièces finales, parfois de véritables chefs-d’œuvre.

 

C’est aussi un hommage à la riche tradition du style, de l’élégance à la fois raffinée et confortable, du grand artisanat, et en évoquant tout cela, j’ai voulu montrer, entre autres, les costumes originaux portés par Claudia Cardinale dans LE GUÉPARD et par Romy Schneider dans LUDWIG,deux films de Visconti.

 

Ce projet était l’opportunité idéale de raconter un monde où les femmes devenaient les protagonistes absolues, et je l’ai fait en faisant appel à nombre de celles avec qui j’avais travaillé au cours de ma carrière, et pour qui j’éprouve, lorsque cela est possible, autant une affection réelle qu’une estime professionnelle.

 

Dans mon travail, j’ai toujours eu une belle entente avec les actrices, et je suis intéressé par les histoires de femmes, celles qui ont un lien de parenté, de mère à fille, ou entre sœurs comme c’est le cas dans Diamanti.

 

Ici, j’ai voulu transmettre ce lien que je percevais entre ces merveilleuses couturières d’autrefois: j’ai vu que, lorsque les femmes travaillent ensemble, elles peuvent faire preuve d’une grande tendresse et d’une grande solidarité entre elles. Et la même complicité est apparue sur le plateau entre les actrices, qui, par exemple, allaient toutes déjeuner ensemble dans une même pièce.

 

J’aimais l’idée de déplacer les mêmes actrices à deux époques différentes, pour montrer comment elles peuvent transformer à la fois leur apparence physique et leur comportement. DIAMANTI est aussi une œuvre qui revient à une période de ma jeunesse, avec une nostalgie de ce monde aujourd’hui disparu. Des Costumes comme ceux-là ne font plus, on se contente aujourd’hui de réarranger les existants. Le film est dédié à Mariangela Melato, Virna Lisi et Monica Vitti, trois femmes actrices extraordinaires avec lesquelles j’aurais aimé travailler, mais pour une raison ou une autre, les choses ne sont pas passées comme je l’aurais souhaité.

CE QU'EN DIT LA PRESSE

Les Fiches du Cinéma

Entre créativité, conflits personnels et gestes de solidarité, le récit explore avec sensibilité la vie intime et la force des liens féminins.

 

aVoir-aLire.com

Au son du chatoiement des étoffes, se déroulent sous nos yeux définitivement conquis par tant de magnificence les soubresauts de la vie, entre rivalités et bienveillance, humour et embûches, pour faire de cette œuvre originale et chaleureuse un diamant brut, ode au bonheur, à l’élégance et à la solidarité.

 

Abus de Ciné

On l’aura compris, toutes ces femmes éprises de liberté et aux doigts d’or sont autant de diamants auxquels Ferzan Özpetek rend un hommage mérité.

 

Le Figaro

Si on est séduit par ce tandem de sœurs qui dirige cette honorable maison, ce film choral tourne un peu trop au mélo à l’italienne alors qu’il souhaitait rendre hommage à ces femmes de l’ombre qui œuvrent collectivement au flamboiement du 7e art. On restera tout de même sous le charme de Jasmine Trinca et surtout Luisa Ranieri qui incarne avec piquant une Meryl Streep transalpine rousse tout droit sortie du Diable s’habille en Prada.