LA FEMME CACHÉE

Fiction / Canada

Hantée par un passé qu’elle a tenté de fuir, Halima accepte à contrecœur que son conjoint Sylvain l’accompagne en France dans sa recherche des membres de sa famille. Sur place, elle doit d’abord affronter les souvenirs et les fantômes qui hantent la maison familiale, puis revivre l’austérité et le climat de terreur infligé par son père, un homme autoritaire, replié sur lui-même et ostracisé par son statut de harki.

Année

2024

RÉALISATION

Bachir BENSADDEK

SCENARIO

Maria CAMILA ARIAS

AVEC

Antoine BERTRAND, Nailia HARZOUNE, Athéna HENRY

FICHE TECHNIQUE

1h41 - Couleur - Dolby Digital 5.1

DATE DE SORTIE

18 FÉVRIER 2026

MOT DU RÉALISATEUR

L’histoire de Halima m’est tombée dessus comme un coup de massue. Après le choc, la question qui achève. Pourquoi la raconter ? 

 

D’abord, être à l’écoute de la femme à l’origine du personnage. Ensuite, opter pour la retenue, le non-dit, sans voyeurisme mais sans complaisance non plus. Pour cela, nous choisissons la Halima adulte, celle qui entreprend une quête de vérité, qui retourne en France dans la maison de son calvaire, affronter ses démons, panser les traumatismes de sa jeunesse et se reconstruire. Puis, adhérer à sa démarche de réparation, se laisser entraîner dans un univers dont on ne contrôle pas toujours les règles mais au sein duquel on sent une cohérence. 

 

Pendant le processus d’écriture, j’avais l’impression que Halima avançait dans un entonnoir, emportée inexorablement par une quête qui la dépassait tout en l’étouffant. Peu à peu, je me suis imaginé le dispositif visuel qui accompagnerait ce sentiment de suffocation, de plongée dans les abîmes. Les décors, le cadrage et la lumière ont suivi pour se resserrer sur Halima au fur et à mesure qu’elle avançait dans son parcours de combattante. 

 

Un travelling dans un couloir étroit revenait souvent dans mes songes quand je pensais à Halima se déplaçant dans la maison de ses parents, comme si le couloir cherchait à l’aspirer. Avec Halima, nous plongeons au cœur d’une situation tragique pour en émerger comme après une longue séance d’apnée, indemnes, certes, mais encore essoufflés par la peur d’avoir entraîné une famille dans une aventure dont on ignorait les dangers.

BIOGRAPHIE DU RÉALISATEUR

Depuis 2000, Bachir Bensaddek écrit et réalise des documentaires pour la télévision, le cinéma et effectue quelques incursions dans le monde du théâtre comme auteur et metteur en scène. Voyageur privilégié depuis l’enfance, il revendique une identité polychrome, conciliant racines africaines, culture européenne et mode de vie nord-américain. Les histoires qu’il raconte parlent souvent de femmes, d’exil, dans des contextes aussi différents que ceux du sport ou des arts.

 

Il a notamment co-réalisé la série documentaire Cirque du Soleil : sans filet, récipiendaire d’un Emmy Award en 2002. Il se consacre par la suite à des projets plus personnels dont Portrait de dame par un groupe pour lequel l’Association québécoise des critiques de cinéma lui décerne le prix du meilleur moyen métrage documentaire en 2007. En 2008, il sort deux documentaires J’me voyais déjà et Seules, qui connaîtra une diffusion internationale. En 2011, Rap arabe est plusieurs fois primé au Canada et aux États-Unis, diffusé dans une multitude de festivals à travers le monde en plus d’être vendu à plusieurs chaînes de télévision. En 2016, il présente son premier long-métrage, Montréal la blanche, adapté de sa pièce de théâtre, au Festival international de films de Rotterdam (IFFR), première étape d’un parcours qui le mènera sur tous les continents et lui vaudra de nombreuses mises en nomination aux Prix écrans Canadiens et au Gala Québec Cinéma. Depuis, Bachir Bensaddek s’est consacré à la réalisation et l’écriture sur plusieurs projets de films et séries. En ce moment il réalise Kaboul-Montréal, long métrage de fiction scénarisé par Marie Vien. La Femme cachée est son deuxième longmétrage.