Valentin, un homme paumé et fauché, retrouve son fils Joseph après vingt ans d’absence et le précipite, lui et sa femme Alice, dans un chaos total. Avec JP, Mila et Gigi, le diable n’a qu’à bien se tenir…
Valentin, un homme paumé et fauché, retrouve son fils Joseph après vingt ans d’absence et le précipite, lui et sa femme Alice, dans un chaos total. Avec JP, Mila et Gigi, le diable n’a qu’à bien se tenir…
Quelques années se sont écoulées depuis mon dernier long-métrage, il me fallait un projet fruit d’un désir radical, “plus forts que le diable” est ce projet, viscéral, empreint d’humour, jusqu’au-boutiste, reflétant à la fois mon amour du cinéma de genre et ma perception d’un monde dérivant vers l’extrême violence. La thématique du film est la survie à tout prix, au mépris même de nos meilleures intentions, face à la mort qui approche, l’être humain se découvre des capacités insoupçonnées de sauvagerie, il veut vivre ! « Et si moi, je devais souffrir, et si moi, je devais crever demain ? Et si j’étais acculé à employer tous les moyens nécessaires pour sauver ma vie ? » Le cinéma de genre permet de s’exprimer en prenant de la distance avec la réalité. Rompre avec le quotidien répétitif et banal. Le cinéma de genre offre la possibilité de concentrer et réordonner les événements les plus extrêmes qui émaillent nos vies, permettant d’exprimer une vision du monde symbolique et radicale.
Pourquoi prendre le risque de se lancer dans un tel récit, quel risque ?
Le risque de déplaire, d’être rejeté ou de gêner… Mon film est certes violent, mais il n’est pas sans humour et se dénoue sur une note d’espoir ironique…
Je souscris au propos de Bruno Bettelheim, (pédagogue et psychologue américain d’origine autrichienne) : « Prétendre que le monde n’est pas cruel, est sans doute beaucoup plus dommageable pour l’enfant que de lui montrer qu’il l’est. »
Je crois au pouvoir cathartique du cinéma de genre, et à sa capacité à nous confronter à nos failles, nos peurs, nos limites…
De mon point de vue d’auteur, se confronter à cette problématique m’apporte une forme de soulagement, j’ai l’impression de ne pas me soustraire au monde, et d’explorer honnêtement les recoins les plus sombres de mon inspiration.
Brutaliser la réalité, cette vie qui nous paraît normale, codée, où chacun sait tenir son rôle, permettre l’irruption de la folie, de l’irrationnel…
Le genre, c’est quand la vie devient fait divers. Explorer ce sentiment de culpabilité insidieux que procure parfois le fait de vivre de manière relativement protégée dans un monde d’une grande violence, où la mort et l’injustice prolifèrent autour de nous, voilà sûrement l’idée de départ de mon film.
Graham Guit est un réalisateur et scénariste français. À seize ans, il réalise son premier court métrage, « CALEB ». Pour son deuxième, « LE ROMAN DE LÉO », il s’entoure de figures majeures du cinéma français, dont Jean-Luc Godard, qui l’accompagne dans le financement de son court métrage.
Il réalise ensuite quatre longs-métrages :