PREMIÈRE LIGNE

Fiction / France, Algérie

C’est l’été ! La famille Bouderbala arrive tôt à la plage pour être installée au bord de l’eau, en « première ligne », et profiter d’une journée tranquille. Mais rien ne va se passer comme prévu.

Année

2024

RÉALISATION

Merzak ALLOUACHE

SCENARIO

Merzak ALLOUACHE

AVEC

Nabil ASLI, Fatiha OUARED, Idir BENAIBOUCHE

FICHE TECHNIQUE

1h26 - Couleur - Dolby Digital 5.1

DATE DE SORTIE

22 AVRIL 2026

BIOGRAPHIE DU RÉALISATEUR

Merzak Allouache est né en Algérie en 1944. Il étudie la réalisation à Alger à l’Institut National du Cinéma puis à l’IDHEC à Paris. En 1976, il réalise son premier long-métrage «  ». Depuis, il tourne des films en France et en Algérie ; des films qui sont fréquemment sélectionnés par les festivals internationaux les plus prestigieux tels que le festival de Cannes, la Mostra de Venise, le festival de Toronto ou encore la Berlinale.

NOTE DU RÉALISATEUR

Je poursuis à travers mes films l’observation au quotidien de la société algérienne telle qu’elle est, dans son évolution et ses contradictions, avec tendresse, avec humour parfois, mais sans jamais édulcorer la réalité, aussi dure soit-elle. Depuis “Omar Gatlato”, ma première réalisation tournée dans un quartier populaire d’Alger, la plupart de mes films s’inscrit dans la veine d’un cinéma réaliste, dont l’esthétique, l’engagement et la créativité ont été salués tout au long de ma carrière par la presse internationale et les festivals prestigieux du monde entier. Mes productions les plus récentes réalisées en Algérie traitent également de cette réalité sociale et politique complexe : la mal vie quasi générale, le désespoir, la tristesse profonde, le manque de perspectives, l’enracinement profond de l’islamisme politique, la recherche de l’exil à tout prix des jeunes et la violence omniprésente dans tout le pays. 

 

Aujourd’hui, j’ai choisi une nouvelle fois de revenir à la comédie de mœurs avec “”. Durant le confinement provoqué par la pandémie du Covid, après une courte période de déprime et de questionnement, j’ai décidé de me replonger dans l’écriture; cet acte nécessaire et si particulier qui nous permet de transcender nos angoisses et nos peurs, particulièrement dans la période actuelle. Pour résister à l’atmosphère lourde due à la pandémie et à un hiver parisien au ciel continuellement plombé, je me suis mis à la recherche d’un sujet qui pourrait me procurer de la joie et le bonheur d’écrire. L’occasion m’en a été donnée par la lecture d’un billet posté sur un réseau social. Une dame s’y plaignait de la mésaventure qu’elle venait de vivre sur une plage payante des environs d’Alger. Elle et sa famille désiraient être en « première ligne » sur le sable afin d’avoir une vue imprenable sur la mer. Cette famille arriva donc très tôt sur la plage et obtint l’espace qu’elle désirait. Mais quelques heures plus tard, une autre famille fut installée par les plagistes, juste devant, lui bouchant complètement la vue. Scandalisée cette dame se disputa avec la famille qui venait de s’installer devant elle et dénonça le favoritisme des plagistes. Elle quitta la plage en jurant qu’elle n’y remettrait plus les pieds. Ce post ouvrit le champ à des centaines de commentaires aussi loufoques les uns que les autres qui utilisaient l’humour et la dérision. Je pris plaisir à les lire. Certains la soutenaient, d’autres lui conseillaient d’aller à Ibiza. 

 

Première Ligne : Je découvris donc cette expression et cette anecdote devint le point de départ de l’écriture de mon nouveau scénario. Je revoyais les plages et leur ambiance particulière, la foule, le bruit, les petites incivilités, les repas préparés par les femmes, les disputes, les burkinis, la drague et les éclats de rire. Je développais le scénario au fur et à mesure et grâce à ces souvenirs, cette histoire prit forme : une plage payante et deux familles qui y passent une journée estivale ordinaire qui finit par virer au cauchemar. Le décor de la comédie étant planté, surgirent des personnages truculents, fantasques et parfois émouvants.