LA FILLE CONDOR

Fiction / Pérou, Bolivie, Uruguay

Clara est une doula quechua qui chante pour apaiser la douleur des femmes enceintes. Sa mère Ana, sage-femme chevronnée, considère ce don comme un miracle. Influencée par une amie, et après une dispute avec sa mère, la jeune femme décide de partir pour la grande ville. Depuis la communauté subit la mort mystérieuse d’animaux et des récoltes, les villageois attribuent cette punition au départ de Clara. Sa mère décide de la retrouver.

Année

2025

RÉALISATION

Álvaro OLMOS TORRICO

SCENARIO

Álvaro OLMOS TORRICO

AVEC

Marisol VALLEJO MONTAÑO, María MAGDALENA SANIZO

FICHE TECHNIQUE

1h49 - Couleur - Dolby Digital 5.1

DATE DE SORTIE

19 AOÛT 2026

Tous les jours : 18h00

Mercredi 26 : 12h15 | 14h15

Jeudi 27 : 12h30 | 14h30

Vendredi 28 : 14h00 | 16h00

Samedi 29 : 14h00

Dimanche 30, Mardi 1er : 12h10 | 14h10

Lundi 31 : 13h50

Tous les jours : 16h00
Lundi : 12h00

NOTE D’INTENTION

Au cours d’un voyage à travers les montagnes, au coeur des Andes boliviennes, j’ai rencontré une sage-femme quechua. On m’a dit qu’elle était la dernière dans la région, ce qui a profondément retenu mon attention. Pendant un certain temps, je lui ai rendu visite régulièrement et j’ai appris à communiquer avec elle, principalement par des regards et des expressions. Peu de temps après, elle est décédée, et j’ai pris conscience du rôle vital que jouent les sages-femmes traditionnelles dans les cycles de naissance des communautés autochtones. Leur présence est essentielle à la transmission des valeurs traditionnelles et culturelles autochtones, même celles qui peuvent nous sembler contradictoires ou dépassées.

“La Fille Condor” a été tourné dans la même communauté où vivait cette sage-femme, au milieu des mêmes montagnes et des mêmes sentiers qu’elle avait l’habitude d’emprunter. L’écriture de ce film a été un intense parcours de recherche et de reconnexion avec la terre. C’est une histoire sur le temps, les regards, sur le bruit et le silence, sur la campagne et la ville, sur la vie et la mort.
Ce fut un moment très particulier de collaborer avec Nicolás Wond Díaz en tant que directeur de la photographie. Je pense qu’il a su saisir fidèlement l’essence même de ce que je voulais transmettre : ce clair-obscur délicat créé par la lumière filtrant à travers les fenêtres, mettant en valeur la texture et la peau des personnages pendant la nuit ou dans les scènes d’accouchement.

 

Je tiens à saluer l’engagement de la distribution composée d’acteurs non-professionnels qui ont participé au film, en particulier les deux protagonistes, qui n’avaient jamais joué auparavant et qui ont fait preuve d’un grand courage lors de scènes émotionnellement exigeantes et complexes tout au long du tournage. Leur travail remarquable nous a donné envie de collaborer à nouveau avec eux sur de futurs projets.

 

Álvaro Olmos Torrico

LE RÉALISATEUR

Álvaro Olmos Torrico est né à Cochabamba, en Bolivie. Son premier long-métrage, “Wiñay” (2019), a été l’un des premiers films boliviens à sortir dans le monde entier sur Amazon Prime. Il a produit aussi bien des documentaires que des longs-métrages de fiction, notamment “The Ones from Below” d’Alejandro Quiroga (Festival international du film de Mar del Plata, 2022) et “The Visitor” par Martín Boulocq (Tribeca, 2022). Il est le fondateur de BoliviaCine.com, la première plateforme SVOD dédiée au cinéma bolivien, et a enseigné à la l’Université privée de Bolivie et à l’École andine de cinématographie. “La Fille Condor” est son deuxième long-métrage et a été récompensé dans les sections “Work in Progress” de Ventana Sur et Cinélatino de Toulouse lors de son développement.

LA PRESSE EN PARLE
Abus de Ciné

Un témoignage poignant sur les traditions en voie d’extinction d’une communauté de Totorani (des hauts plateaux) prise entre modernité et croyances, témoignage qui finit par toucher par son portrait de femmes devant accepter une part de souffrance.

 

L’obs

La puissance du pictural, tout en hommage aux pietàs, ainsi que la fausse douceur de la mise en scène composent ici une superbe mélopée.

 

aVoir-aLire.com

Une histoire édifiante entre tradition et modernité. Un triste parcours émouvant dans un décor rude d’une grande beauté. Bémol : la parenthèse urbaine jure un peu.

 

Télérama

Classique dans sa forme, ce récit d’apprentissage d’une aspirante sage-femme quechua captive grâce au regard plein d’empathie et de respect du cinéaste bolivien sur une communauté de femmes.

 

Première

Le cinéaste bolivien filme superbement clash générationnel et soulèvement d’un féminin refusant l’archaïsme de certaines coutumes.