HANAMI

Fiction / Suisse, Portugal, Cap-Vert

Sur une île volcanique isolée que tout le monde veut quitter, Nana apprend à rester. Sa mère Nia a émigré peu après sa naissance et Nana grandit dans la famille de son père. Lorsqu’elle est prise de fortes fièvres, on l’envoie se faire soigner au pied d’un volcan, où elle découvre un monde suspendu entre rêves et réalité. Des années plus tard, alors que Nana est adolescente, Nia revient et fait face aux conséquences de son long exil.

Année

2024

RÉALISATION

Denise FERNANDES

SCENARIO

Denise FERNANDES, Telmo CHURRO

AVEC

Sanaya ANDRADE, Alice DA LUZ, Dailma MENDES, Nha Nha RODRIGUES

FICHE TECHNIQUE

1h36 - Couleur - Dolby Digital 5.1

DATE DE SORTIE

8 JUILLET 2026

Mercredi 22 : 16h00

Jeudi 23 • Samedi 25 • Lundi 27 : 14h10

Vendredi 24 • Dimanche 26 : 18h10

Mardi 28 : 16h30

BIOGRAPHIE DE LA RÉALISATRICE

Denise Fernandes (Lisbonne, 1990) est une réalisatrice issue d’une famille capverdienne et ayant grandi en Suisse. Formée à l’EICTV à Cuba, son travail explore souvent les thèmes de la diaspora, de la mémoire et de l’appartenance.

 

Son premier long métrage, Hanami (2024), a été présenté en première mondiale au Festival du film de Locarno, où elle a reçu le Prix de la meilleure réalisation émergente. Le film a ensuite été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux, dont le BFI London Film Festival, le Festival international du film de Chicago, la Mostra internationale de São Paulo, le FESPACO et le Festival des 3 Continents, où il a reçu plusieurs distinctions internationales.

 

Ses films ont également été présentés dans des institutions telles que le Lincoln Center, Fondazione Prada et Istanbul Modern. Son précédent court métrage, Nha Mila (2020), faisait partie du programme New Directors/New Films à New York. Elle développe actuellement son deuxième long métrage.

NOTE D’INTENTION

Quand j’étais enfant, je remarquais que le Cap-Vert, à cause de sa petite taille, était souvent omis des cartes du monde et des globes terrestres.

 

Pour le rendre visible, j’ai fait du Cap-Vert et de ses habitants le coeur central de mon premier long métrage. Hanami naît d’éléments matériels et immatériels, d’histoires et d’expériences, qui font partie de la vie de nombreux Cap-Verdiens.

 

Souvent, ceux qui partent rêvent de revenir et ceux qui restent rêvent de partir. Le film se construit à partir de cet entre-deux permanent, entre enracinement et départ, présence et absence.

 

Le lien qu’Hanami, terme qui désigne en japonais la contemplation de la beauté éphémère des fleurs, entretient avec le Japon se veut significatif mais aussi ludique, car, tandis que le monde dans lequel nous vivons est défini par ses frontières, dans ce film, elles sont éthérées.

LA PRESSE EN PARLE

Cahiers du Cinéma

À travers ses plans immobiles de paysage volcanique, sa prédilection pour les ellipses et ses objets métaphoriques, Hanami s’ancre d’emblée dans la tradition poétique du cinéma portugais : il s’ouvre à la puissance archaïque des éléments et trouve son rythme dans le spectacle du désert et de l’océan.

 

Les Fiches du Cinéma

Un film à tous niveaux sublime et envoûtant.

 

Libération

Primé à Locarno, le premier long métrage de la Portugaise Denise Fernandes, inspirée par son Cap-Vert d’origine, déplie les rêves et les légendes d’une enfant dans un récit initiatique poétique.

 

Positif

Une film apte à habiter longtemps ceux qui s’y immergent.

 

aVoir-aLire.com

Denise Fernandes réalise un premier long métrage d’une grande sensorialité grâce à une mise en scène parfaitement maîtrisée.

 

Le Monde

Dans ses plus beaux moments, Hanami s’autorise de véritables flambées lyriques. Pour le reste, il s’arrime au rythme d’une chronique villageoise plus attendue, mais sensible, tenue, et traversée parfois d’une vraie mélancolie.

 

Première

Ici encore, l’histoire se raconte moins par les mots que par cette atmosphère chargée de merveilleux. Pour ça, Denise Fernandes observe avec délicatesse et laisse l’image parler d’elle-même. On en ressort comme après un long rêve fiévreux : abasourdi.

 

Télérama

Un premier film sensoriel, délicat et poétique.